Articles Tagués ‘Théâtre Périscope’

par Lucie Vallée

Le Théâtre Périscope, en collaboration avec le Théâtre Sortie de Secours, présente un premier spectacle cet automne, Québec-Barcelona, de l’auteure catalane Mercè Sarrias. Collaboratrice du metteur en scène Philippe Sodevila et de sa troupe en 2010 avec la pièce À la défense des moustiques albinos, Mercè Sarrias récidive l’expérience québécoise. Elle offre ici une oeuvre d’un comique ludique où l’humour frôle parfois des images dramatiques esquissées avec finesse et servies par la scénographie, et la mise en scène de Philippe Soldevila.

La distribution espagnole et québécoise de cette aventure est à l’image du rapprochement proposé entre deux cultures, deux histoires, deux couples. Alors qu’Anne (Éva Daigle ) et Laïa (Alma Alonso), deux cousines éloignées, se croisent au dessus de l’Atlantique, (suite…)

Le 3 avril, le directeur artistique du Théâtre Périscope, Frédéric Dubois, profitait du lancement de la saison théâtrale 2012-2013 pour dévoiler la nouvelle signature visuelle que le lieu de diffusion s’est choisi. Ce logo vise à refléter l’ouverture qui caractérise ce lieu où l’on travaille à dessiner le monde, l’exposer, le rêver, sous toutes ses coutures. On y retrouve la forme stylisée d’un «P», référant au nom du théâtre, constitué de bâtonnets dont la disposition crée une illusion d’optique géométrique où le regard se perd, happé par des nuages et (suite…)

par Micheline Simard

Jusqu’au 24 mars, le Théâtre Périscope présente le troisième volet, celui pour adultes, de la trilogie conçue par une compagnie de théâtre de Québec qui se distingue depuis dix ans: Nuages en pantalon, sous la direction de Jean-Philippe Joubert. Ce dernier est l’homme-orchestre de l’originalité et de la qualité artistiques de cette troupe qui allie le théâtre, la danse, la poésie, la vidéo et la musique. (suite…)


par Micheline Simard

Du 17 au 28 janvier, le Théâtre Périscope propose la pièce Annette d’Anne-Marie Olivier, qui en est également la principale interprète. Il ne faut pas rater ce rendez-vous qui sort des voies habituelles en proposant une histoire et une mise en scène des plus originales.

Annette Rochette joue au hockey (suite…)

par Micheline Simard

Jusqu’au 26 novembre prochain, la Compagnie dramatique du Québec présente au théâtre Périscope, Laurier Station – 1000 répliques pour dire je t’aime. C’est une pièce chargée d’émotions, chaque personnage ayant des motifs de se sentir mal dans sa peau à un moment ou l’autre. L’histoire est complexe, mais demeure réaliste. Le flot abondant et juste du discours de l’auteure, Isabelle Hubert, qui est vraiment très douée, décroche des rires spontanés nécessaires après quelques tirades dramatiques ou inutilement longues. Car le ton élevé des voix, à l’occasion, ou l’énervement de certains personnages peuvent finir par être agaçants pour un spectateur venu se divertir. Cela dit, les mêmes éléments font bien sentir la fébrilité ou le côté déjanté d’un personnage. Ici, il faut souligner l’audace du metteur en scène, Jean-Sébastien Ouellette, qui a privilégié un décor statique et réduit, pour mettre en valeur l’action qui se déroule sous nos yeux. Deux (ou plus) personnages se retrouvent ainsi en temps réel dans le même décor, qui représente en fait deux lieux distincts, deux situations parallèles juxtaposées. Dans l’ensemble, l’effet est très intéressant. Il ne faudrait pas sous-estimer, pour parvenir à cette réussite,  la contribution des comédiens qui cambrent si bien leur rôle qu’ils ne cessent d’être crédibles, même Carolanne (Joëlle Bond), qui est le personnage poussé à la limite de la caricature : elle fait rire ou désespère, mais force une réflexion sur les manières inacceptables  d’exprimer son amour. Ça complète le sujet de cette pièce à ne pas rater.

Laurier Station – 1000 répliques pour dire je t’aime : bit.ly/qKw8dY

par Micheline Simard

Vous avez besoin d’une soirée qui enchante? Laissez-vous plonger en apnée dans la profondeur du texte et le travail chorégraphique efficace des comédiens de la pièce Écume, de la dramaturge et metteure en scène Anne-Marie White, aussi directrice artistique du théâtre du Trillium d’Ottawa. L’œuvre, primée lors de sa première mouture scénique en 2007, a été revue par son auteure et est présentée jusqu’au 16 octobre au Théâtre Périscope.

C’est une histoire qui soulève plus de questions que de réponses. Dès les premiers mots du premier personnage (une morte), et il en ira ainsi à chaque apparition des autres (une femme-poisson enceinte d’un biochimiste, depuis leur première rencontre, et un croque-mort mi-homme mi-femme, qui sert de médium entre le monde des vivants et des morts), le spectateur est introduit dans une étrangeté pleine d’humour et de poésie, d’où il ne sera expulsé qu’à la toute fin de la pièce, comme la mer rejetterait une épave. C’est donc légèrement «écumé» qu’on risque de retrouver une respiration normale, non sans regrets.

Car on nous fait vivre cette expérience à travers le mouvement constant des corps qui nous berce, tout spécialement celui gracieux et remarquable de l’amoureuse romantique (Joëlle Bourdon) et celui de son compagnon (Pierre Antoine Lafon Simard), pas moins talentueux.

«C’est beau la peur», est-il écrit en grosses lettres à l’arrière-plan de la scène, entre autres énoncés. La peur de mourir ou de vivre? Qu’importe. L’auteure rappelle qu’on montre, ce faisant, que la vie est importante, mais elle précise à travers sa Morgane qui parle à la fille-poisson croissant en elle : «Le rêve fera partie de toi. Il teintera ta perception du monde et ce monde t’appartiendra». Le moins qu’on puisse dire, c’est que le texte n’est pas banal et  que la prochaine œuvre de cette auteure sera à ne pas rater.

www.theatreperiscope.qc.ca

Photographie de Richard Tardif