Archives de septembre, 2011

Pour une quinzième année, les journées de la culture donnent rendez-vous aux québécois en cette dernière fin de semaine de septembre sous le thème «Culture à volonté». En effet, les 30 septembre, et 1er et 2 octobre 2011, tous sont invités à faire une incursion dans le monde des arts et de la culture de leur communauté. Dans la région de Québec, des rencontres privilégiées sont proposées par des artistes, artisans et travailleurs culturels pour partager l’imaginaire, la créativité et la passion. Que l’on soit amateur de musique, d’art visuel, de littérature, de jardinage, de métiers d’art, que l’on ait envie d’expérimenter le chant, la danse, la joaillerie ou de se faire raconter l’histoire de son quartier, il y des activités offertes gratuitement susceptibles de satisfaire tous les goûts et tous les âges. Le réseau des bibliothèque de la ville de Québec ainsi que de nombreux musées, théâtres, salles de spectacle, organismes et entreprises culturels ont mis à l’agenda une multitude de propositions.

Cet évènement mis en place par l’organisme Culture pour tous innove cette année en offrant la possibilité à chacun de se créer sur le site web un horaire personnalisé au moyen de l’option «créer mon horaire», qui permet de planifier une fin de semaine culturelle en fonction de ses champs d’intérêts en choisissant parmi les activités de la programmation. Également, un concours est lancé pour la 15e édition donnant la chance de gagner un voyage à Paris, des crédits-voyages de Via Rail ou une sélection de livres offerte par les Éditions La Presse.

Cette fête de la culture initiée au Québec en 1997 fait des petits puisque depuis deux ans, une Fête de la culture inspirée du modèle québécois se déroule aussi aux mêmes dates à travers le Canada…

Pour plus d’information sur les activités, créer son horaire personnalisé ou obtenir les détails du concours de la 15e édition des Journées de la culture :www.journeesdelaculture.qc.ca

Depuis le 21 septembre, 2011 une nouvelle exposition est présentée à la maison Hamel-Bruneau de l’arrondissement Ste-Foy / Sillery. Cette exposition a été élaborée et mise en circulation par le Musée du Bas-St-Laurent. On y retrouve des oeuvres illustrant les différentes périodes de la carrière d’Armand Vaillancourt, artiste québécois bien connu pour son engagement culturel et social. Les oeuvres exposées permettent un regard rétrospectif sur le cheminement d’Armand Vaillancourt, dont le travail de création prend forme à travers des médiums tels la sculpture, la peinture, l’estampe, l’assemblage ou l’esquisse. L’exposition comporte une cinquantaine d’oeuvre s’échelonnant de 1950 à aujourd’hui qui permettent d’apprivoiser le parcours de l’artiste. Agé de 82 ans, il poursuit avec fougue sa démarche artistique et libertaire, toujours avec une énergie débordante et contagieuse. Présent au vernissage de l’exposition, il a su capter l’auditoire avec sa verve et sa grande humanité.

L’exposition est mise en valeur dans le cadre de la maison Hamel-Bruneau et est accessible gratuitement jusqu’au 18 décembre 2011, du mercredi au dimanche. Le samedi 5 novembre, monsieur Vaillancourt sera présent à l’exposition pour donner une conférence et partager sa vision de l’art avec le public.

Pour plus d’information: 418 641-6280 ou http://www.paricilavisite.qc.ca/lieux.php?id_lieux=6

Le samedi 8 octobre 2011 au Cabaret du théâtre Capitole aura lieu la première édition du Gala de musique Teweikan (qui se traduit par tambour) rendant hommage à la musique autochtone. Cet évènement vise à promouvoir et reconnaître l’excellence de la musique autochtone du Québec et du Labrador. C’est en présence du porte parole Florent Vollant et de Véronique Audet que Bernard Hervieux et Shushan Bacon de la Société de communication Atikamekw-Montagnais (SOCAM) ont présenté les lauréats sélectionnés par le jury qui se produiront lors de la soirée du Gala.Pour la première édition, un jury a décerné les honneurs à Philippe McKenzie pour la meilleure chanson en langue autochtone, à Shauit, pour la meilleure chanson de l’édition 2011, à Samian, pour le meilleur album de l’édition 2011 et à Laura Niquay, pour le prix de la relève. De plus, des lauréats ont été choisis par la SOCAM, la JBCCS (Réseau de radiocommunications cri) et TNI (Réseau de radiocommunication inuit) pour la «personnalité ambassadeur», «le choix des radios» et un prix «hommage et reconnaissance». Ils ont été attribués respectivement à Elisapie Isaac, CerAmony et René Weizineau. Un prix «coup de coeur» qui sera le choix du public sera aussi dévoilé lors de la soirée du 8 octobre. Pour ce dernier prix, le public est invité à voter entre le 20 septembre et le 2 octobre 2011 sur le site du gala. Une soixantaine de candidats et leurs pièces y sont présentés.

Il est à souhaiter que le Gala Teweikan devienne un évènement culturel important pour le Québec et la culture autochtone. En plus de se voir attribuer des bourses, les profils artistiques des lauréats seront intégrés au site internet de la SOCAM. Cette dernière regroupe dans son réseau radiophonique quatorze communautés du Québec et du Labrador et souhaite que le talent des artistes rayonne au-delà des communautés autochtones et soit mieux connus d’un plus large public susceptible de les apprécier.

Le projet offre à tous une occasion de mieux connaître des artistes issus des onze nations autochtones qu’on retrouve au Québec et qui s’expriment avec talent dans la langue propre à leur culture. Les billets pour le spectacle sont disponible sur le réseau Billetech.

Pour connaître mieux la SOCAM et ses projets: www.socam.net
Pour écouter les candidats pour le prix coup de coeur et voter: http://www.teweikan.com/audioliste.html

Par Anny Bussières

L’exposition « En avant la mosaïque ! » présentée actuellement à la Villa Bagatelle et ce  jusqu’au 18 décembre 2011, surprend les visiteurs par son audacité, ses couleurs et les thèmes abordés. Trois artistes, les américaines Lynne Chinn et Jo Braun et la québécoise Sophie Drouin, exposent ainsi des pièces très contemporaines, multidimensionnelles, qui prouvent leur grande maîtrise de cette technique historique.

Lynne Chinn explore, avec ses mosaïques toutes en courbes et en couleurs reposantes, le calme, la féminité et l’introspection. Les pièces, ressemblant à des matrices, proposent un contraste avec leur extérieur blanc et leur intérieur débordant de couleur. « Winged Geode » et « Urchin : Gala » représentent bien cette tendance et invitent les visiteurs à plonger dans ce mouvement quasi aquatique. Les pièces de Chinn sont de petite taille mais débordent de symbolismes et d’intérêt.

La démarche de Jo Braun s’inscrit dans une volonté de récupération et de transformation d’objets et de rebus familiers, afin de leur permettre de transcender leur vocation première. Ses tableaux aux couleurs sable, terre et poussière se jouent des conventions et utilisent la bidimensionnalité pour imprimer un mouvement, une identité propre à chaque thématique analysée. La formation d’anthropologue de Braun ressort clairement des pièces, particulièrement « Threadscape », où les visiteurs se trouvent confrontés à une analyse des différentes « couches de vie » d’une œuvre ou d’une société.

Sophie Drouin, quant à elle, explore davantage le mouvement et les flux naturels avec des pièces tridimensionnelles de grande taille, explosant de couleurs et de matériaux diversifiés. Son approche s’avère très organique; les visiteurs ont l’impression de se retrouver tour à tour dans les fonds marins, près d’un volcan en éruption, dans l’espace ou dans l’herbe, à jouer avec les insectes. Sa « Méduse » dramatiquement expressive et l’explosive « Évanescence » interpellent directement les visiteurs et font surgir des vagues d’émotions.

Composée d’une trentaine d’œuvres, cette exposition réussit à surprendre, à instruire et à charmer les visiteurs. On en repart l’œil ébloui et la fibre créatrice en effervescence. En outre, les guides de la Villa partagent généreusement leur savoir sur la mosaïque et sur les différentes techniques utilisées, ce qui complète bien la visite. Il est à noter que la Villa accueillera une conférence sur la mosaïque contemporaine le mardi 15 novembre à 20h et des rencontres avec Sophie Drouin le mercredi 16 novembre à 13h et à 15h. L’accès à l’exposition ou à la conférence est gratuit.

Pour en apprendre davantage :
Villa Bagatelle   http://www.paricilavisite.qc.ca/lieux-programmation.php?id_lieux=8
Sophie Drouin   http://www.sophiemosaics.com/home.aspx?p=Home
Lynne Chinn    http://www.lcmosaics.com/
Jo Braun http://www.jo-braun.com/home.html

Photographie de Lynne Chinn, Geode, 2007, Collection Nancie Mills Pipgras

Mardi le 13 septembre, au sympathique Studio P de la rue St-Joseph, l’équipe du festival littéraire Québec en toutes lettres dévoilait l’ensemble de la programmation de l’évènement qui se déroulera du 13 au 23 octobre 2011, consacré à la littérature et célébrant l’oeuvre de Réjean Ducharme. Plusieurs activités gratuites se voulant un prélude au festival seront par ailleurs présentées dans le Réseau des bibliothèques de la ville de Québec à partir du 24 septembre.

La programmation du festival supportée par les ressources du programme Première Ovation de la Ville de Québec s’avère particulièrement riche. Pas surprenant si on considère que la préparation de l’événement (sous le thème de l’oeuvre de Réjean Ducharme) était sur la table de travail de l’Institut Canadien de Québec dès la clôture de la première édition de Québec en toutes lettres consacrée à l’argentin Luis Borgès en octobre 2010. L’équipe du festival a constitué, suite à une étape de soumission de propositions, un programme impressionnant d’activités permettant de brosser un portrait pertinent et de vivre «l’expérience Ducharme» sous différentes facettes.

Les activités présentées, telles des déambulations à travers la ville de Québec (bibliothèques, églises, hôtels) ou sur le web avec Twitter, prendront suffisamment de formes pour que chacun de nous y trouve une proposition qui lui convienne et apprivoise l’oeuvre de Ducharme, ou encore, la savoure.  De multiples tables rondes et spectacles mêlant la littérature à des arts comme la danse, la vidéo et la bande dessinée seront orchestrés durant le festival. Auront également  lieu des ateliers et animations jeunesse, un vernissage d’oeuvres crées par des écoliers de la Ville de Québec ainsi que des conférences et des expositions (telle celle de tableaux-sculptures de Roch Plante, alias Réjean Ducharme).

Plus de 200 écrivains et artistes seront de la partie, la majorité de Québec, mais plusieurs  artistes d’ailleurs au Québec et au Canada, de France, de Belgique et de la République Tchèque participeront également. Ces visiteurs auront l’opportunité de partager l’oeuvre de Ducharme d’une façon privilégiée et d’apprécier la créativité et le talent des artistes québécois.

Une bonne façon d’apprivoiser le festival est de consulter les activités des bibliothèques du réseau qui sont près de chez vous  http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca/activites/index.php?acti=Bibliotheque&nom=Gabrielle-Roy,

pour ensuite explorer la programmation http://www.quebecentouteslettres.com/
et participer au lancement d’ouverture à l’Église St-Roch pour lequel il est possible de se procurer des billets gratuits à la bibliothèque Gabrielle Roy.

Mardi 13 septembre débutait la présentation du spectacle Imagination du monde mis en scène par Hanna Abd El Nour à l’Église Saint-Coeur de Marie sur la Grande-Allée. Ce spectacle est inspiré de l’oeuvre Divine comédie, poème allégorique de l’auteur Dante Alighieri, écrit au début du 14e siècle à Florence. Ce texte est considéré comme un témoignage important de la civilisation médiévale et un joyaux de la littérature.

Hanna Abd El Nour a puisé dans ce texte une référence à ses préoccupations et réflexions sur la nature humaine et les symboles, images ou rituels permettant de la représenter et transcender pour «repartir à neuf» dans une période actuelle de bouillonnement sociologique et politique qui pourrait prendre avantage de cette démarche.

Le projet est ambitieux et la scénographie mise en place à l’Église Saint-Coeur de Marie est impressionnante, supportée par le travail d’une équipe multidisciplinaire d’une cinquantaine d’artisans. Il faut souligner l’importance du travail chorégraphique de Lydia Wagerer qui supporte un spectacle conceptuel d’une durée de plus de trois heures. La composition musicale de Katia Makdissi-Warren et la conception sonore de Mériol Lehmann sont superbes et formellement très maîtrisées dans l’espace de l’église, elle-même d’une grande beauté et d’un potentiel manifeste pour ce genre de projet.

Le projet présente un niveau d’abstraction qui peut limiter son accessibilité et un intérêt pour la danse contemporaine semble essentiel pour apprivoiser l’expérience qui se déroule jusqu’au 1er octobre.

Pour plus d’info: http://www.urdtheatre.com/

Photographie de Larry Rochefort

par Lucie Vallée

Dans le cadre de la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO, célébrée le 8 septembre 2011, le centre d’interprétation de la vie urbaine de Québec (CIVU) présente du 8 au 11 septembre à Place-Royale une exposition de photographies sur le thème: Nature et patrimoine dans l’arrondissement historique. Cette exposition est composée de 43 photographies qui ont été sélectionnées dans le cadre d’un concours organisé par le CIVU et ont été dévoilées hier, 8 septembre. Ces photographies sont exposées à Place-Royale, installées sur des bornes extérieures facilement accessibles aux visiteurs déambulant sur ce site historique.

Dans la même lignée, le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ) propose une exposition internationale intitulée Jeunes et patrimoine, qui approche l’expérience photographique des monuments dans une perspective internationale. La présentation se fera au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, du 17 septembre au 13 novembre 2011. Les jeunes de 42 pays proposent leur vision du patrimoine dans une exposition de plus d’une centaine de photographies du Québec et d’ailleurs sur la planète. Cette exposition est présentée simultanément dans tous les pays participants au concours L’Expérience photographique internationale des monuments alors que cette année, six photographies sélectionnées représentent le Québec et le Canada et sont ainsi exposées à l’échelle du globe.

Que ce soit dans une démarche plus spécifique axée sur le patrimoine culturel pour le CIVU, ou pour le patrimoine bâti et les paysages pour le CMSQ, la protection, l’utilisation et la mise en valeur des monuments, ensembles et sites patrimoniaux est un projet d’envergure supporté par la Convention du patrimoine mondial l’UNESCO depuis 1972. Un des impacts majeurs médiatisé en a été l’inscription de l’arrondissement historique du Vieux-Québec sur une liste de lieux reconnus par l’UNESCO comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. Par ailleurs, point n’est besoin d’être sur cette liste pour qu’un site ait une valeur patrimoniale. Les ressources sont parfois limitées pour identifier et protéger le patrimoine, au Québec et ailleurs, et l’engagement citoyen est important pour donner un sens à ces démarches et en permettre la continuité.

Pour en savoir plus sur l’exposition Nature et patrimoine dans l’arrondissement historique et les activités organisées le Centre d’interprétation de la vie urbaine:  http://www.civuquebec.ca/concours%20JP%202011/JP2011.htm

Pour en savoir plus sur l’exposition Jeunes et patrimoine et les activités proposées par la Commission des monuments et sites du Québec:  http://www.cmsq.qc.ca/cmsq/actualites.htm

Photographie de Janis Kwasney

Par Anny Bussières

Outil politique, social et commercial, le fleuve Saint-Laurent a indéniablement joué un rôle prépondérant dans le développement du Québec. L’exposition Méandres : mémoires du Saint-Laurent en guerre, présentée par le Musée naval de Québec, retrace les jalons de cette grande histoire, des établissements amérindiens à la Deuxième Guerre Mondiale.

La voix et les souvenirs généreux du vétéran Stanislas Déry, principal donateur du Musée, accompagne les pas du visiteur dans ce Musée de petite taille mais riche de trouvailles. En consultant les nombreux artéfacts, cartes, photos et textes instructifs, le visiteur découvre les enjeux de l’établissement des colons français sur le territoire, les relations avec les Amérindiens, les manœuvres entourant la Conquête de 1759, les attaques états-uniennes du 19e siècle et l’effet levier des deux guerres mondiales sur l’autonomie et le développement économique du Québec.

L’exposition s’attarde principalement sur les événements ayant mené à la défaite des Français pendant la Conquête et sur la guerre de 1939-1945, avec des témoignages de participants québécois, la reconstitution d’une cabine d’officiers et une vitrine sur la présence de sous-marins allemands dans le fleuve. En pleine guerre, c’est effectivement plus d’une quinzaine de U-Boote qui naviguèrent dans nos eaux, coulant une vingtaine de navires alliés. Une carte interactive des opérations navales aide à visualiser sommairement le déroulement de celles-ci; cet outil pédagogique aurait malgré tout gagné à être davantage exploité, notamment en résumant les stratégies et les effectifs des navires.

L’exposition se veut ainsi un survol de l’épopée du fleuve Saint-Laurent, entrelacé de notions de base sur l’histoire du Québec. Les visiteurs férus d’histoire en ressortiront d’ailleurs sur leur faim; l’intérêt réside dans la présentation engageante et colorée, quoiqu’un peu chargée, des vitrines et dans la multitude d’artéfacts offerts au public : baïonnettes, vêtements, répliques de navires de guerre et armes de toutes sortes sauront intéresser petits et grands et susciter des discussions familiales et amicales où les exploits d’un aïeul se superposeront aux réalités modernes de la guerre et du Fleuve Saint-Laurent.

Pour en apprendre davantage sur cette exposition permanente et gratuite :  http://mnq-nmq.org/

Musée naval de Québec, 170 rue Dalhousie, près du Bassin Louise

par Lucie Vallée

Le blogzine Espace Ah! entame sa mise en ligne avec un mot sur la présentation officielle par François Legault et Charles Sirois, figures de proue de la «Coalition pour l’avenir du Québec», de leur document de propositions en matière de culture et langue française. L’évènement se tenait lundi le 29 août au Centre d’interprétation de la Place Royale à Québec, lieu symbolique de représentation du foyer de la société québécoise en Amérique.

Évidemment, l’exercice ne pouvait qu’être un peu limité dans le contexte de la démarche en développement de la coalition et de la chose politique en général. Comme des hommes d’affaires et d’action, messieurs Legault et Sirois se sont limités à des éléments concrets dans une approche qui se veut pragmatique. Ils ont axé leur démarche sur deux enjeux principaux: gestion de la place de la langue française et gestion de l’accueil adéquat des immigrants en vue de mieux les intégrer à la société québécoise francophone. Par ailleurs, ces axes ne sont pas dénués d‘importance dans le débat actuel et pour la survie de la culture québécoise. Ils méritent que des réflexions continuent à les explorer et les développer.

Un journaliste, lors de l’évènement, a questionné monsieur Legault sur sa formation en comptabilité et sa pertinence d’intervention dans la chose culturelle. Le plus limité des deux n’est pas toujours celui qu’on pense et cette question n’amène pas nécessairement matière au débat. À ce compte là, il y aurait beaucoup de travailleurs sans emploi, peu de ministres ministrables, et Jean Charest ou Pauline n’auraient rien à dire sur les arts et la culture! Tout en étant un interlocuteur pertinent et sceptique, il faut éviter les arguments simplistes.

Revenant à la comptabilité, profitons de l’occasion pour souligner l’apport d’intervenants comme Ulric Breton, comptable de formation et grand gestionnaire de projets artistiques et culturels qui a émergé à l’époque des balbutiements du ministère des affaires culturelles du Québec et de son premier titulaire, Georges-Émile Lapalme. Ulric Breton fut porteur de nombreux projets au Québec comme le Grand théâtre de Québec et la Maison de la Chanson. Un hommage particulier lui a été rendu l’année dernière lorsque la salle de spectacle du Théâtre Petit Champlain a été baptisée à son nom.

Quant à la culture québécoise, Espace Ah! se propose, à défault de la définir, de l’appréhender à Québec, ici et maintenant, et de partager ses découvertes avec vous sur ce nouveau blogzine.