Le centre d’artiste La chambre blanche a lancé le 15 septembre 2011 une campagne de financement d’une formule originale qui s’étalera sur une période d’un an, jusqu’en septembre 2012, avec un objectif d’amasser $40 000. La campagne de financement CUBE, parrainée par le cofondateur de la compagnie de technologies numériques iXmédia, Carl-Frédéric De Celles, propose un décloisonnement de différents milieux très dynamiques à Québec, soit ceux des arts, de la technologie et des affaires. Le choix du thème de la campagne réfère aux possibilités multidimensionnelles offertes par l’objet cubique. Ainsi, cette campagne vise à créer des possibilités de construction d’espaces inédits pour les acteurs de différents secteurs d’activités de la techno-culture permettant des opportunités de rencontres, d’échanges et de collaborations propices à stimuler la créativité.

Premier centre d’artiste de la ville de Québec fondé en 1978, La chambre blanche, située sur la rue Christophe Colomb dans le quartier St-Roch, supporte une variété de programmes dans le cadre de son mandat de diffusion et d’expérimentation des arts visuels avec un accent particulier sur les résidences internationales in situ et les laboratoires de production web.

Au cours de la prochaine année, différents activités seront organisées dans le cadre de la campagne CUBE. Ainsi ce jeudi 20 octobre 2011, un évènement dégustation et rencontre avec l’artiste brésilien Claudio Bueno, actuellement en résidence à Québec, est proposé à la Chambre blanche pour une contribution de $25.

Pour les curieux:

Par Lucie Vallée

Le festival littéraire Québec en toutes lettres a été lancé hier le 13 octobre à 17h par la Sainte-Cassette-de-l’ouverture, titre qu’on a voulu «ducharmien» pour cet évènement qui prenait place à l’église St-Roch. Dans le décor majestueux de cette église de plus en plus partie prenante de la vie culturelle à Québec, un chemin de croix présentait des extraits de la programmation offerte par les organisateurs pour les deux prochaines semaines et des numéros spéciaux publiés par les revues littéraires Nuit blanche, Québec français et L’écrit primal consacrés à Réjean Ducharme, dans une mise en scène signée par l’artiste de théâtre Erika Gagnon. Un spectacle cassait aussi la glace à la salle Multi de Méduse. Intitulé La vraie vie est ailleurs, ce projet mettait en lumière des chansons composées par Réjean Ducharme à l’époque pour Robert Charlebois dans une «comédie musicale» inspirée mettant notamment en scène le comédien-chanteur Sylvain Scott accompagné des musiciens Sophie Desrosiers (violoncelle), Patrice Massicotte (guitares), et Benoît Landry (piano).

La programmation du festival foisonne de proposition intéressantes. Côté spectacle, les extraits proposés au lancement  notamment pour L’heure juste le 15 octobre (le slameur Ivy), Grand jeté d’encre le 16 octobre (lecture dansée) ou Détour de chant les 17 et 18 octobre (théâtre du rue musical) étaient bien prometteurs. À souligner, l’auteur français Olivier Adam en visite au Québec s’est intégré au programme du festival et présente une classe de maître sur l’écriture le 15 octobre en matinée ainsi qu’une lecture musicale, Le coeur régulier, le 16 octobre à la salle Multi de la coopérative Méduse.

Pour plus d’information voir la programmation du Festival Québec en toutes lettres: http://www.quebecentouteslettres.com/index.php?option=com_eventlist&view=eventlist&Itemid=8

Photographie de Louise Leblanc


par Micheline Simard

Telle était la proposition que nous faisait, vendredi le 7 octobre dernier, le chef Bernard Labadie, alors qu’il allait diriger son célèbre orchestre de chambre, les Violons du Roy, au Palais Montcalm – lieu de résidence de ces musiciens où il nous est possible d’admirer leur excellence ainsi que celle des invités.

À l’occasion du premier concert de la série des Grands Rendez-vous de la saison 2011-2012, la «symphonie des lumières» annoncée s’est bel et bien matérialisée à la salle Raoul Jobin : que ce soit à travers les envolées de Haydn dans la Symphonie no 101 en ré majeur, qui nous ont soulevés à la fin du concert, ou au tout début, par la Symphonie en do mineur, op.12, no 4  du compositeur allemand, H.-J. Riegel, qui a permis aux Violons du Roy de nous envoûter par ses allegro ou largo. Mais aussi lumineux que cela fut, la soirée aurait manqué d’éclat si Karina Gauvin ne nous avait pas irradiés par sa voix bouleversante, vaste et somptueuse. Les œuvres choisies de Porpora ou de Mozart, dans l’ordre final établi, nous ont fait passer de la douleur de l’âme à un espoir de libération. De l’ombre à la lumière. On aurait souhaité que ces instants de grâces ne cessent. Madame Gauvin nous avait bien préparé une petite surprise, mais cet ajout au programme ne pouvait suffire à nous rassasier.

Alors, pour les personnes désireuses de réentendre le concert, ou pour celles qui l’ont raté et qui auraient le goût d’une lumière quasi divine, il sera diffusé sur les ondes d’Espace Musique de Radio-Canada, dimanche le 30 octobre prochain.

http://www.violonsduroy.com/fr

par Anny Bussières

Quelle bonne idée que ce premier « Quebecrime Festival », organisé par le propriétaire de la Maison Anglaise, Guy Dubois, et par le blogueur Jacques Filippi! Les mordus de polars et d’enquêtes criminelles seront servis avec des activités se déroulant sur trois jours. En ouverture, le vendredi 28 octobre 2011 à 19h, l’église St. Andrew’s proposera une soirée de lecture de textes et de discussions, suivie d’une séance de signatures, avec les auteurs John Brady, Anne Emery, Denise Mina, Louise Penny et Ian Rankin. Belle occasion de découvrir les aventures québécoises de l’inspecteur Armand Gamache, créé par Penny, et d’en apprendre davantage sur le phénomène John Rebus, imaginé par Rankin.

Le samedi, programme double : le tout débute à 13h30 au Morrin Centre avec une table ronde d’une heure avec les auteurs Lawrence Block, John Brady, Hilary Davidson, Andrew Pyper, Craig Mcdonald et Daniel Woodrell, suivie d’une période de question et d’une séance de signatures. Ces mêmes auteurs se retrouveront de nouveau à 19h pour une soirée de lecture, toujours au Morrin Centre. Block discutera de ses personnages fétiches, l’insomniaque Tanner et le tueur à gage Keller notamment, tandis que Davidson, une auteure nouvellement publiée, parlera de ses premiers pas dans l’écriture de polars.

Le Festival terminera ses activités le dimanche 30 octobre avec un second programme double, mettant en vedette les auteurs Ian Hamilton, Simon Toyne et Trevor Ferguson, et proposant le même horaire que le samedi, au même endroit.

En marge de ces rencontres d’auteurs se déroulera, pendant toute la fin de semaine, l’activité « CSI : Erreur Watson ! La chimie au service de la justice », organisée en collaboration avec le Département de chimie de l’université Laval. Les participants seront invités à analyser une scène de crime, pour ensuite se rendre au laboratoire de chimie afin d’élucider le mystère. Cinq séances par jour seront offertes les 29 et 30 octobre.

Les billets pour le Festival peuvent être achetés en ligne, à l’adresse identifiée en signature de chronique. La passe de 50 $ donne accès à toutes les activités, incluant l’atelier CSI; on peut également se procurer des billets pour une activité en particulier, au coût de 20 $. Les places pour l’activité CSI étant limitées à 10 par séance, les réservations s’avèrent obligatoires. Il est à noter que toutes les activités se dérouleront uniquement en anglais.

Pour plus d’information et pour l’achat et la réservation de billets: http://www.quebecrime.com/

Pour le blog polar de Jacques Filippi : http://houseofcrimeandmystery.blogspot.com/

par Lucie Vallée

Dans le cadre du 100e anniversaire de la maison d’édition Gallimard, la bibliothèque Gabrielle Roy accueille une exposition exclusive jusqu’au 30 octobre 2011. Y sont présentés entre autres les débuts de la Nouvelle Revue Française (NRF) à la genèse de la création des Éditions Gallimard, les années d’entre-les-deux-guerres, la création de la bibliothèque de la Pléiade et les péripéties de la dynastie Gallimard. Cette exposition retrace, en addition avec l’histoire des Éditions, l’histoire commune qui lie Gallimard et le Québec. Ce volet de l’exposition s’appuie sur des documents d’archives conservés de ce côté de l’Atlantique et relate la vie littéraire québécoise en lien avec les activités de Gallimard. Des écrivains comme Jean-Paul Sartre, André Breton et Antoine de St-Exupéry sont venus au Québec de par leur collaboration avec la maison d’édition et les traces de leur passage, mis en perspective avec d’autres éléments permettent de retrouver un peu du Québec de l’époque et des influences en jeu dont certaines feront que l’édition ait été très florissante au Québec au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Au deuxième étage de la bibliothèque, l’exposition fait la part belle à Réjean Ducharme dont Gallimard a publié les oeuvres. Un choix d’archives exclusives dont des manuscrits, lettres, photographies, dessins ou extraits radiophoniques et télévisuels vont permettre aux visiteurs qui prendront le temps d’apprivoiser l’installation, sa complexité et sa densité, de comprendre mieux les étapes charnières entre le travail initial de l’écrivain, les processus de l’édition et l’arrivée du livre dans les mains des lecteurs.

La bibliothèque Gabrielle Roy est un lieu donnant particulièrement sens à cette exposition en cours associée avec le Festival littéraire Québec en toutes lettres. Deux activités d’accompagnement sont proposées:  une visite guidée le 20 octobre à 17h et la présentation le 22 octobre à 15h d’un entretien filmé qui sera suivi d’échanges avec Rolf Puls, pdg des éditions Gallimard au Québec.

Pour plus d’information: http://bit.ly/oFpEpC

par Micheline Simard

Vous avez besoin d’une soirée qui enchante? Laissez-vous plonger en apnée dans la profondeur du texte et le travail chorégraphique efficace des comédiens de la pièce Écume, de la dramaturge et metteure en scène Anne-Marie White, aussi directrice artistique du théâtre du Trillium d’Ottawa. L’œuvre, primée lors de sa première mouture scénique en 2007, a été revue par son auteure et est présentée jusqu’au 16 octobre au Théâtre Périscope.

C’est une histoire qui soulève plus de questions que de réponses. Dès les premiers mots du premier personnage (une morte), et il en ira ainsi à chaque apparition des autres (une femme-poisson enceinte d’un biochimiste, depuis leur première rencontre, et un croque-mort mi-homme mi-femme, qui sert de médium entre le monde des vivants et des morts), le spectateur est introduit dans une étrangeté pleine d’humour et de poésie, d’où il ne sera expulsé qu’à la toute fin de la pièce, comme la mer rejetterait une épave. C’est donc légèrement «écumé» qu’on risque de retrouver une respiration normale, non sans regrets.

Car on nous fait vivre cette expérience à travers le mouvement constant des corps qui nous berce, tout spécialement celui gracieux et remarquable de l’amoureuse romantique (Joëlle Bourdon) et celui de son compagnon (Pierre Antoine Lafon Simard), pas moins talentueux.

«C’est beau la peur», est-il écrit en grosses lettres à l’arrière-plan de la scène, entre autres énoncés. La peur de mourir ou de vivre? Qu’importe. L’auteure rappelle qu’on montre, ce faisant, que la vie est importante, mais elle précise à travers sa Morgane qui parle à la fille-poisson croissant en elle : «Le rêve fera partie de toi. Il teintera ta perception du monde et ce monde t’appartiendra». Le moins qu’on puisse dire, c’est que le texte n’est pas banal et  que la prochaine œuvre de cette auteure sera à ne pas rater.

www.theatreperiscope.qc.ca

Photographie de Richard Tardif

Mikina

par Anny Bussières

Pour qui s’intéresse aux légendes amérindiennes de création du monde et à la communication entre les mortels et le monde des esprits, un arrêt à la Maison des Jésuites s’impose cet automne. On y présente actuellement, et jusqu’au 18 décembre 2011, l’exposition « Cosmogonies des Premières Nations », une découverte haute en couleurs et en réflexions, où l’on cherche à comprendre l’univers par le ciel et les astres.

Poèmes, tableaux peints, gravures, sculptures et objets traditionnels : les techniques et les points de vue se multiplient afin d’aider le visiteur à apprivoiser la thématique et à développer son propre point de vue. L’exposition accroche par sa facture décidément contemporaine, faisant fi d’un certain folklore infantilisant entourant habituellement les présentations sur les légendes amérindiennes. Ici, les artistes amérindiens du Québec explorent les liens entre modernité et tradition, entre vie passée et vie actuelle, entre croyances et réalités. Le bleu et le rouge se déclinent majestueusement dans les œuvres, la nature, les animaux et le soleil y occupent des places de choix et les différents médiums utilisés dynamisent cette exposition d’une vingtaine de créations.

L’art n’y est ni naïf, ni simple : on le saisit tour à tour puissant, rêveur, dramatique, ensoleillé, reposant, inquisiteur. Trois tableaux attirent tout de suite l’œil du visiteur :

« Mikina », de l’algonquine Véronique Thusky, des dessins et de la broderie sur du papier japonais, où l’on aperçoit la légende de la Constellation du Chasseur, telle que racontée à l’artiste par son grand-père.

« Sans titre », de l’algonquine Nadia Myre, de la gravure sur bois, un tableau bleu monochrome avec quelques étoiles et constellations blanches où le calme, l’infini et l’introspection envahissent et envoûtent.

« Ahshonthenhkha Karahkwa » de la mohawk Jasmin Gunn, de l’eau forte et de la gravure sur bois, le tableau le plus fort de l’exposition, malgré sa facture désarmante, des oiseaux y meurent par flèche au cœur, leur sang étant le point d’ancrage de l’œuvre.

La Maison des Jésuites propose également aux visiteurs, ce qui s’avère un complément intéressant, l’exposition « Mission en Nouvelle-France ». On y trouve un survol des débuts de la colonie, avec artéfacts amérindiens et maquettes des différents types d’habitation.  L’accès aux expositions est gratuit; des animations amérindiennes seront offertes les samedis du mois d’octobre, en après-midi.

Plus de détails à l’adresse http://www.paricilavisite.qc.ca/lieux-programmation.php?id_lieux=3

La rentrée de septembre 2011 a été très dynamique côté art, culture et patrimoine à Québec. Octobre ne sera pas en reste. En effet, le mois a débuté en lion avec les Journées de la culture et le nouveau Festival de cinéma de la ville de Québec. N’hésitez pas à suivre les activités présentées sur Espace Ah! et à profiter des couleurs de l’automne avant que le mois ne se clôture avec la cinquième édition du Festival de jazz de Québec mettant à l’honneur le saxophone. La ville sera alors envahie par plus de 250 musiciens. Évidemment, le festival littéraire Québec en toutes lettres offrira une panoplie  d’activités dont de nombreuses sont gratuites et il y aura bien sûr théâtre, danse et autres spectacles et expositions qui enrichiront octobre.

Pour une quinzième année, les journées de la culture donnent rendez-vous aux québécois en cette dernière fin de semaine de septembre sous le thème «Culture à volonté». En effet, les 30 septembre, et 1er et 2 octobre 2011, tous sont invités à faire une incursion dans le monde des arts et de la culture de leur communauté. Dans la région de Québec, des rencontres privilégiées sont proposées par des artistes, artisans et travailleurs culturels pour partager l’imaginaire, la créativité et la passion. Que l’on soit amateur de musique, d’art visuel, de littérature, de jardinage, de métiers d’art, que l’on ait envie d’expérimenter le chant, la danse, la joaillerie ou de se faire raconter l’histoire de son quartier, il y des activités offertes gratuitement susceptibles de satisfaire tous les goûts et tous les âges. Le réseau des bibliothèque de la ville de Québec ainsi que de nombreux musées, théâtres, salles de spectacle, organismes et entreprises culturels ont mis à l’agenda une multitude de propositions.

Cet évènement mis en place par l’organisme Culture pour tous innove cette année en offrant la possibilité à chacun de se créer sur le site web un horaire personnalisé au moyen de l’option «créer mon horaire», qui permet de planifier une fin de semaine culturelle en fonction de ses champs d’intérêts en choisissant parmi les activités de la programmation. Également, un concours est lancé pour la 15e édition donnant la chance de gagner un voyage à Paris, des crédits-voyages de Via Rail ou une sélection de livres offerte par les Éditions La Presse.

Cette fête de la culture initiée au Québec en 1997 fait des petits puisque depuis deux ans, une Fête de la culture inspirée du modèle québécois se déroule aussi aux mêmes dates à travers le Canada…

Pour plus d’information sur les activités, créer son horaire personnalisé ou obtenir les détails du concours de la 15e édition des Journées de la culture :www.journeesdelaculture.qc.ca

Depuis le 21 septembre, 2011 une nouvelle exposition est présentée à la maison Hamel-Bruneau de l’arrondissement Ste-Foy / Sillery. Cette exposition a été élaborée et mise en circulation par le Musée du Bas-St-Laurent. On y retrouve des oeuvres illustrant les différentes périodes de la carrière d’Armand Vaillancourt, artiste québécois bien connu pour son engagement culturel et social. Les oeuvres exposées permettent un regard rétrospectif sur le cheminement d’Armand Vaillancourt, dont le travail de création prend forme à travers des médiums tels la sculpture, la peinture, l’estampe, l’assemblage ou l’esquisse. L’exposition comporte une cinquantaine d’oeuvre s’échelonnant de 1950 à aujourd’hui qui permettent d’apprivoiser le parcours de l’artiste. Agé de 82 ans, il poursuit avec fougue sa démarche artistique et libertaire, toujours avec une énergie débordante et contagieuse. Présent au vernissage de l’exposition, il a su capter l’auditoire avec sa verve et sa grande humanité.

L’exposition est mise en valeur dans le cadre de la maison Hamel-Bruneau et est accessible gratuitement jusqu’au 18 décembre 2011, du mercredi au dimanche. Le samedi 5 novembre, monsieur Vaillancourt sera présent à l’exposition pour donner une conférence et partager sa vision de l’art avec le public.

Pour plus d’information: 418 641-6280 ou http://www.paricilavisite.qc.ca/lieux.php?id_lieux=6