La fécondité de l’art photographique est parfois impressionnante et plusieurs expositions en cours ou à venir à Québec permettent d’apprécier la diversité de projets que permet le huitième art. Ainsi, depuis le 16 novembre dernier, le centre Vu, dans la Coopérative Méduse, présente une exposition intitulée Anarchitecture, qui fait dialoguer la photographie et l’architecture dans une exposition collective d’œuvres originales de Marc-Antoire K. Phaneuf, Yann Pocreau et Denis Thibeault. Leurs propositions artistiques investiguent un édifice de Québec à mi-chemin entre le passé et le futur; l’immeuble de l’ancien Y.M.C.A. partiellement abandonné à la place d’Youville, qui sera transformé dans les prochaines années pour devenir le Théâtre Le Diamant projeté par Robert Lepage. Lire la suite »

par Eriola Cela

Après 95 ans à regarder en arrière, s’asseoir dans des chaises confortables et se souvenir des réussites et des défaites, des rêves, de ce qu’il reste de toute une vie. Lui, aurait pu être général, elle aurait pu être la femme du général mais …

Le spectateur se trouve devant Les Chaises, cette pièce du fameux auteur d’origine roumaine Eugenio Ionesco, entouré par la danse des chaises magnifiquement mise en scène par Bertrand Alain. Dans une esthétique absolument originale, la scène est remplie de chaises et de personnages imaginaires. Ionesco, le maitre du théâtre de l’absurde, fait ressentir au spectateur l’intrusion de l’irrationnel dans un univers très touchant mais qui reste toujours extravagant. Lire la suite »

Après une première édition 2011 qui avait fait salle comble au Bar-Coop L’AgitÉe, le Festival du Jamais Lu de Québec persiste et signe un deuxième événement du 22 au 24 novembre prochain. Toujours sous la codirection artistique d’Anne-Marie Olivier et de Marcelle Dubois, cette fois-ci en codiffusion avec le Théâtre Périscope et avec la collaboration du Théâtre Premier Acte, le Jamais Lu propose une mise en bouche de textes dramatiques inédits et de réflexions dynamisantes sur la création théâtrale, par de jeunes auteurs de Québec.

Les dramaturges de la nouvelle génération, parfois accompagnés de créateurs plus expérimentés ouverts à l’exploration, nous offrent cette année de trouver « C’est quoi notre problème? ». Cette question est le thème que les organisateurs ont choisi pour orienter discussions, réflexions et propositions engagées, et peut-être, changer le monde par le théâtre. Lire la suite »

La magie des couleurs s’est éteinte. Gris le ciel, gris les arbres… mais pas les spectacles. On a eu l’embarras du choix pour débuter novembre alors que le Cercle de la rue St-Joseph fêtait cinq ans d’existence et de projet culturels et artistiques éclatés. Pourquoi ne pas finir le mois au théâtre où on a la part belle: d’abord en cours un Projet Laramie dont on dit beaucoup de bien, coproduit par le Théâtre Blanc et le Théâtre du Trident, ou Les (absurdes) Chaises au Théâtre de la Bordée, puis à venir bientôt la 2e édition du Festival du Jamais Lu, du 22 au 24 novembre, alors qu’à partir du 27 novembre le projet Bigger Than Jesus, hybride entre le one-man-show, la pièce à sketches et le spectacle multimédia prendra place au Périscope.

Dix ans après les fusions municipales forcées, les habitants de la nouvelle ville de Québec exprimaient au début de l’année 2012 dans un sondage, être plutôt satisfaits et voir dans la nouvelle ville une très bonne chose. Cela n’exclut pas pour autant se reconnaître à certains moments dans un environnement communautaire et familier qui porte en soi des dimensions culturelles, historiques et sociales.

Ainsi, l’ancienne ville de Sillery maintenant portion d’un arrondissement s’est transformée, mais ‘Sillery’ existe encore et célèbre 375 ans chargés d’histoire. Lancées en février dernier par le Comité des fêtes du 375 ième de Sillery, des célébrations ont animées la rue Maguire et différents sites cet été. Elles se poursuivent jusqu’en décembre. La prochaine fin de semaine mettra en lumière un lieu distinctif de Sillery, l’Église Saint-Charles-Garnier, lors d’un concert bénéfice. Lire la suite »

Les Ateliers ouverts, une biennale en arts visuels qui présente sa 14e édition cette année, initiait l’événement lors d’un vernissage le 17 octobre dernier au Théâtre Petit Champlain. Cet organisme s’est donné notamment comme mandat d’accompagner les créateurs en arts visuels oeuvrant en atelier à Québec dans la promotion et la diffusion de leur production artistique. Depuis 1983, expositions et ouvertures d’ateliers permettent de faire connaître des artistes professionnels du domaine des arts visuels sous un jour plus personnalisé aux visiteurs intéressés. C’est une occasion d’apprivoiser la réalité du travail de création et d’avoir des échanges avec des individus engagés dans des cheminements parfois difficiles, exigeant beaucoup d’investissement personnel et de conviction. Les Ateliers ouverts sont aussi l’occasion pour les artistes d’animer un atelier et une pratique souvent plus solitaire, et d’avoir des échanges et des partages avec le public ou d’autres professionnels du domaine artistique.

La peinture est le médium principal présenté en atelier, mais on retrouve également la sculpture (Sophie Cauchon) et la photographie (Rémy Barbonne). Lire la suite »

La chorégraphe montréalaise Virginie Brunelle entame la saison 2012-2013 de danse contemporaine du Centre chorégraphique La Rotonde avec une pièce intitulée Complexe des genres. Six danseurs présenteront alors une fable sur le couple, ou l’incommunicabilité entre deux partenaires est explorée avec une poésie visuelle soulignée lors sa création en 2011. On y retrouve  une esthétique crue et intense, construite sur les contrastes entre les genres féminin et masculin, et esquissée dans le documentaire de Guillaume Paquin Aux limites de la scène un peu plus tôt cette année.

Virginie Brunelle est en train de se tailler une réputation avec des chorégraphies physiques aux accents acrobatiques, où la musique est étroitement associée à la composition. Influencée par la structure de la danse classique, elle questionne la pureté de la ligne, la rigidité de la technique. Lire la suite »

par Lucie Vallée

L’Action terroriste socialement acceptable (ATSA), est un projet initié en 1998 par les artistes montréalais Annie Roy et Pierre Allard, visant à mettre en oeuvre des ‘attentats artistiques’. Ces événements sont un espace où l’art devient rencontre entre milieux, communautés, et occasion d’une expérience de création révolutionnaire, pacifiste et citoyenne, faisant la promotion d’un développement durable et respectueux de l’homme et de la nature. Le travail de l’ATSA a été souligné par plusieurs prix, notamment le prix Artistes pour la Paix en 2008.  Lire la suite »

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) présente une nouvelle exposition, fruit d’une collaboration avec le musée de Cluny à Paris, intitulée Art et nature au Moyen Âge. Plus de 150 objets, impressionnants de maîtrise et de finesse, permettent d’apprécier la production artistique médiévale sous l’angle de la nature. En effet, à travers cette période de l’histoire, les représentations de la faune et de la flore évoluent, entre stylisation et réalisme mais aussi, entre signification symbolique et observation de l’univers environnement avec des yeux emplis d’appréhension et de fascination. Lire la suite »

par Vanessa Bédard-Gagnon

Le Théâtre Premier Acte, consacré à la diffusion d ’œuvres théâtrales issues d’artistes ou de regroupements professionnels de la relève, présente une première oeuvre sur scène de la saison 2012-13. C’est la pièce Jusqu’à la lie de la jeune auteure Amélie Bergeron, finissante au programme mise en scène et création du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Elle est aussi metteure en scène et scénographe de Jusqu’à la lie ainsi que directrice artistique de la compagnie Les Brutes de décoffrage.

La pièce débute alors qu’un homme nommé Gérard (Denis Marchand) entre dans un bar un soir de tempête, Lire la suite »